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DIRNO
Direction interdépartementale des routes Nord-Ouest -

Travaux sur le pont Flaubert - Vu dans la presse

publié le 12 août 2016

Entamé le 25 juillet dernier, le chantier d’étanchéité des tabliers du sixième pont s’est vu retardé par une météo peu clémente.

On a souhaité faire ça en été exprès, sauf que l’on est en Normandie et que pour l’instant, le temps ne nous a pas vraiment aidés », déplore Vincent Percepied, expert en ouvrage d’art à la direction interdépartementale des routes Nord-Ouest (DIRNO). Et en effet, pour poursuivre le chantier du pont Flaubert dans les meilleures conditions et permettre une pérennité des travaux, le degré d’humidité ne doit pas dépasser les 80 %, chose plutôt rare pour la région. La conséquence de cette météo digne d’un bon mois d’octobre ? Un planning totalement repensé et revu à la hausse, « car malheureusement cinq semaines, c’était dans des conditions idéales ». Prévue pour le 26 août, la fin de l’opération ne devrait donc pas survenir avant septembre.

Les dix ouvriers ne chôment pas et tentent de rattraper le retard accumulé

Un été chargé}}}

« Nous ne sommes pas sur une route classique mais sur un tablier métallique (…) C’est vraiment un chantier spécifique. On va appliquer un produit particulier en passes-croisées, et selon un grammage bien défini », explique cet adjoint au chef de pôle, rappelant du même coup le caractère unique de ces travaux financés par l’État à hauteur de 306 000 €.

C’est en 2008 qu’un premier complexe étanchéité/couche de roulement de huit millimètres de hauteur est posé sur le pont tout juste achevé. Fabriqué pour résister durant toute une décennie, ce revêtement s’est rapidement vu usé par le temps et un trafic aussi important qu’imprévu, dû à ce que d’aucuns appellent « l’effet Mathilde ». Initiés sur le tablier ouest le 25 juillet dernier, ces nouveaux travaux d’étanchéité se divisent en plusieurs étapes, reproduites à l’identique sur le tablier Est dans une quinzaine de jours. Il s’agit, dans un premier temps, de décoller l’ancien complexe, vieux de huit ans, afin de mettre à nue la taule métallique de quinze millimètres. Une grenailleuse est également sollicitée afin de la décaper et d’en retirer les quelques résidus. La deuxième phase consiste en l’application du primaire, interface de couleur jaune permettant une liaison entre la taule et le complexe à proprement dit. Une série de contrôles, portant essentiellement sur l’adhésion du primaire à la structure, est ensuite effectuée et, si le résultat est à la hauteur de toutes les espérances, le revêtement se verra finalement appliqué.

« Notre objectif était vraiment d’effectuer tous les travaux cette année parce que l’on est conscient que la Métropole va mener de nombreuses réalisations côté rive gauche. Ça peut paraître lourd sur plusieurs chantiers d’un coup, mais au moins on est sûrs que tout sera fini en 2016 », conclut, comme une réponse aux automobilistes impatients, Vincent Percepied.

Léa Gaumer

redaction.rouen@presse-normande.com

Plus d’informations sur www.dir.nord-ouest.developpement-durable.gouv.fr et le site http://www.paris-normandie.fr/